brutality will prevail

Création 2015

Brutality will prevail s’est imposé comme à la fois le thème et le titre de ce projet. Brutalité de la religion et des lanières de cuir de prière (Tefillin), des tapis synthétiques à boussoles.
Brutalité de l’Etat et de sa police, brutalité de la solitude d’une dame âgée, brutalité des slogans et des danses primitives de la classe moyenne. Brutalité des images reçues par devers soi, à l’ouverture des mails.
Brutalité des check-points, des guérites, barbelés, frontières d’armes entre nos minuscules Etats- nation. Brutalité de l’axe du bien. Brutalité de l’axe du mal.
Brutalité des bonbons des pervers. Brutalité des cours de danse classique sur fond de piano, conférences brutales, exploits inutiles, viols, obésités, drogues. Brutalité de l’humour. Brutalité des pas de danse hardcore qui piétinent sur eux-mêmes, ces sautillements nihilistes qui pourtant créent un corps commun lors des concerts du groupe américain de Hardcore Brutality will prevail.
Brutalité des contrastes urbains, entre cités, jardins, bouts de pierre palestiniens, marseillais, dionysiens. Brutalité de la ville des hommes qui dorment vivant dehors comme des morts et des autres qui circulent l’air vivants.
La brutalité s’épanouit partout, où on ne l’attend pas. Dans la naissance d’une trace, le zest d’une orange, la caresse qui claque, le fond d’un verre, l’absence de sonnerie. Le terroriste est celui qui n’a pas de compte Facebook.