flagrant délit

Création 2012

Fruit de la rencontre entre le chorégraphe Yann Lheureux et l’interprète hip-hop Woo Jae Lee, ce solo expose la figure d’un être captif. Qu’ils soient fictifs ou rappellent à une situation tangible d’incarcération, ce sont quatre murs virtuels qu’il longe tout au long de la pièce. Enfermé, il offre ses gestes comme jailliraient des impressions. Il ne s’attache à rien, il se détache puis se libère… Parfois il tente des échappées. Nous le découvrons alors hors de l’espace qui le retient. Cette captivité l’oblige à des exils intérieurs. Seuls ces quelques vers de Rimbaud qu’il chuchote, hurle ou scande, traversent son esprit. Cette poésie le délivre ; il s’affranchit lentement, déployant son dos courbé jusqu’alors, ouvrant l’espace à l’infini. Il nous murmure… “Par les soirs bleus d’été,] L’amour infini dans l’âme] J’irai loin, bien loin.]” A. Rimbaud